Un soutien financier pour les mères qui aident les jeunes filles à aller à l'école
« Souvent, nous nachetons que des crayons et des cahiers pour les
étudiantes », explique Mariam Alou. Cela ne semble pas un geste
extraordinaire mais un manque de stylo et de papier peut être une raison
suffisante au Burkina pour abandonner l'école. « C'est une raison suffisante
pour une fille qui sera aussi poussé à se marier », ajoute-t-elle. Alou est
un membre de l'Association des mères de donne des cours (AME) à Sebba dans
le nord du Burkina Faso. Lassociation compte actuellement trois cents
unités mis en place par le gouvernement pour inciter les filles à aller à
l'école.
« En général, les mères gardent leur fille à la maison en les aidant à faire
les devoir à la maison», précise Marie-Claire Guigma du ministère de
l'enseignement primaire qui estime quil faut commencer le travail par les
mères.
Un tiers
Au Burkina, le nombre d'enfants qui terminent l'école primaire est très
faible par rapport au reste du continent: seulement 42 % des étudiants
finissent les études primaires. Pour les filles, ce pourcentage est encore
plus bas à 37 %, soit un peu plus d'un tiers. Dans la région nord du Sahel,
la chute est encore plus catastrophique : seulement 18 % des filles arrivent
à terminer l'école primaire.
Avec l'appui de l'UNICEF lAME tente de soutenir financièrement ses membres
féminines afin quelles puissent garder leurs chèvres, leurs poulets ou
leurs moutons. Avec le projet, elles peuvent s'assurer que leurs enfants
fréquentent l'école et elles ont de quoi acheter des lampes à huile afin que
les enfants puissent faire leur devoir pendant la soirée.
Dans plusieurs régions du pays, le nombre de filles scolarisées a
sensiblement augmenté ces dernières années grâce à cette approche. « Si une
fille est malade et que la famille a besoin d'aide, les membres AME se
réunissent pour laider. Elles organisent aussi des actions pour sopposer à
un éventuel mariage forcé.
Beaucoup d'hommes retirent leurs filles de l'école pour les marier quand ils
ont besoin d'argent. Mais, selon Issa Alou, un parent dans la région du
Sahel, nest plus prêt à accepter cela. « Nous leur expliquons que non
seulement ils naident pas leurs filles mais non plus leurs futurs époux.
Nous essayons de les convaincre de changer de pratique. »
(FIN/IPS/2010)
Photo : Les jeunes mères du Burkina Faso: se marier à un jeune âge est une
des principales raisons poussant à arrêter lécole (Copyright: Brahima
Ouedraogo / IRIN)


